
Il y eut 3 modèles de trieuses "D", qui succédèrent à la trieuse E12 en
1955 : les trieuses D1, D2, D3.
Grâce à l'électronique (voir ci-dessous), leur vitesse pu être portée à
700 cartes par minutes.
La D1 ne conservait cependant qu'une seule brosse de lecture, comme la
E12.
Les trieuses Bull modèles D2 et D3 étaient équipées d'un poste de lecture de 80
positions, au lieu d'une seule brosse de lecture.
Ceci, joint au fait que les trieuses disposaient d'un poste de
relecture, ouvrait à l'utilisateur un plus large champ d'utilisation.
Ces
trieuses étaient équipée d'un dispositif électronique
qui permettait de comparer une zone de 1 à 12 colonnes avec
la même zone de la carte suivante.
Rien n'empêchait non plus d'activer une case de sélection par la
combinaison de perforations dans plus d'une seule colonne de la carte
lue.
Pour la recherche documentaire, la D3 pouvait faire non seulement
diverses sélections sur base d'un indicatif donné, en un seul passage
des cartes dans la trieuse, mais aussi du tri "par entraînement" (1)
Via le petit tableau de connexion situé à l'avant il était possible de
définir différents critères de sélection. .
La trieuse D3 permettait aussi de définir une relation logique entre une
case de réception et un critère de tri. La trieuse était donc
parfaitement programmable.
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Il était possible d'adjoindre à la trieuse D3 un dispositif de recherche :
composé en sa partie supérieure d'un clavier de 3 rangées de 12 touches,
l'opérateur pouvait y définir une clé de 3 chiffres. Toute zone de la
carte portant cette combinaison de chiffres provoquait sa sélection en
case 6, et ce en un seul passage des cartes. Remarquable pour l'époque.
(réf Bull info n° 6)
La photo permet aussi de voir les compteurs qui pouvaient équiper,
en option, chaque case de réception.
Ce comptage était par lui-même un outil statistique, qui n'était pas
sans rappeler les premières machines à statistiques d' Hollerith, Bull
et Cie !
Enfin, en 1958 fut commercialisé le modèle D3 à 1000 cartes par
minutes, dont photo ci-dessus. Les cases de réception étaient plus
capacitaires que celles des modèles précédents.
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Note technique:Les trieuses Bull de la série D marquèrent le
passage du "tout électromécanique" à l'électronique.
Le panneau ouvert découvre 3 douzaines de thyratrons qui servaient à
amplifier le courant reçu des balais de lecture. Amplifié, ce courant
déclenchait les petits relais de commande des clapets de sélection.
Pourquoi le courant reçu des balais était-il plus faible ? Parce
qu'ainsi la vitesse de lecture pouvait être accrue sans problème au
niveau des brosses métalliques. La lecture rapide de cartes par
photolecture viendra peu après, avec des lecteurs spécialisés en lecture
de marques, puis avec les lecteurs de carte des ordinateurs.
Ci-contre la reproduction d'une partie du schéma de la trieuse
D3.
En haut, le distributeur, lequel, par rapport aux anciennes
trieuses, n'envoyait plus que de très courtes et faibles impulsions dans
les balais de lecture
En bas, les thyratrons chargés d'amplifier les impulsions reçues des
balais. Le courant sortant des tubes pouvait alors actionner les relais
de commande des clapets de sélection.
Poids de la D3 1000 : 290 kg, longueur : 166 cm. (1) Tri par
entraînement : une rupture d'indicatif étant détectée, toutes les cartes
qui suivent vont dans la même case de réception que la première, jusqu'à
repérage d'une nouvelle rupture d'indicatif.
Ainsi par exemple des cartes "texte" ne devaient pas porter de numéro de
classement si elles étaient derrière leur carte "maîtresse".
(Evidemment, il y avait intérêt dans pareil cas à ne pas laisser le
paquet de carte tomber par terre....) |
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